人もすなる象徴詩といふものを

われもしてみむとてするなり

ヴァン・レルベルグ「神秘の薔薇の樹」


幾千もの薔薇をつけた、美しい楽園の薔薇の樹よ、芳香に包まれて輝き、光のなかに憩う樹よ、

誇りかな薔薇をつけた、閉ざされた苑の美しい薔薇の樹よ、そなたに親密な木蔭がつくる網の目を下草の上に拡げるものよ、

そなたのまわりには、あのつつましやかでやさしい婢女たちが、身をふるわせながら、西から東へ、ゆっくりと滑っては戻ってくる、

そうするうちに、夜が忍び足で近づいてきて、そのヴェールを彼女らの上に拡げ、おのが懐へ抱き込んでしまう、あの厳かな時がやってくる。

無数の薔薇をつけた薔薇の樹よ、そなたは己のうちに、私たちの心を彼女らと一つにする、そなたの輝かしい子供である彼女らと、木蔭でそなたに仕える私たちと。



LE ROSIER MYSTIQUE


O beau rosier du Paradis,
Beau rosier aux milliers de roses,
Qui dans les parfums resplendis,
Et dans la lumière reposes;

O beau rosier du jardin clos,
Beau rosier aux roses altières,
Qui sur l'herbe étends les réseaux
Que font tes ombres familières;

Autour de qui, toutes tremblantes,
De l'occident à l'orient,
Ces humbles et douces servantes
Glissent et tournent lentement,

Jusques à l'heure solennelle
Où la nuit, à pas clandestins,
Étendant ses voiles sur elles,
Les confond toutes dans son sein;

O rosier aux roses sans nombre,
Elles, tes enfants glorieux,
Et nous, qui te servons dans l'ombre,
Unis en toi nos cœurs entre eux.

ヴァン・レルベルグ「気軽な心」


さながら麦畑を横切ってゆく子供のように無邪気な心で、単純なものごとに微笑みかけるという、この幸せが、ふたたび閉ざされたわれらの魂のなかで、どうか末長く続きますように。

刈られた麦の穂が風にそよぎ、黄金色の大きな麦は彼女よりも丈がある。麦は前に開き後ろに閉ざし、小径ははや始まりもなければ終りもない。

けれども彼女は先のことなど頓着せず、こともなげに歩いてゆく。旅路の果ての薄暗がりに、彼女の歩みを待ち設ける戸口があるのを知っているから。

おそらく道はまだまだ遠い、けれどもそれが常の道、人生なのだ。そんなわけで彼女は道のことは忘れ果て、自分の歌を思い出す。



INSOUCIANCE


QUE ce bonheur nous soit longtemps donné
De sourire à de simples choses,
Innocemment, en notre âme reclose,
Telle l'enfant qui traverse les blés.

La moisson bouge dans le vent,
Les grands blés d'or sont plus grands qu'elle;
Ils s'ouvrent et se ferment, la venelle
N'a plus de fin ni de commencement.

Mais, insoucieuse, elle va
Sans s'inquiéter davantage,
Sachant qu'au bout de son voyage
Le seuil, dans l'ombre, attend ses pas.

Sans doute le chemin est long,
Mais c'est la voie, et c'est la vie.
Et c'est pourquoi elle l'oublie
Et se souvient de sa chanson.

ヴァン・レルベルグ「輪舞」


あなたの丸々とした手をわたしの手に取らせて、わたしの手にあなたの薔薇色の丸々とした手を。

さあロンドを踊りましょう。

わたしの唇は丸い、わたしの胸も丸い、酒盃や葡萄の房のように。

さらさらした金のような長い髪にわたしは薔薇の花冠を載せた。

あなたの薔薇色の手をわたしの手に。

深々とした夜のお月さま、明るい朝のお天道さま、

わたしのあらわな腕、ブロンドの巻き毛、わたしの口づけ、それからわたしの心、

この世でとびきり美しいものは丸いもの。

さあロンドを踊りましょう。



RONDE


METS ta main ronde dans ma main,
Dans ma main ta main rose et ronde:

Dansons la ronde.

Ronde est ma bouche et rond mon sein,
Comme la coupe et le raisin.

J'ai couronné de roses rondes
Mes longs cheveux d'or souple et fin.

Mets ta main rose dans ma main.

La lune dans la nuit profonde,
Et le soleil dans le matin,

Mes bras nus et mes boucles blondes,
Mon baiser et mon cœur enfin,

Les plus belles choses du monde
Sont des choses rondes:

Dansons la ronde.

ヴァン・レルベルグ「間奏曲」


また思いみるがよい、薄青色の目をした晴朗なる魂よ、ここにはいかなる苦しみもなく、すべては愛なのだ。われらの境涯たるこの孤独には、人間についてわれらを悩ます何物もない。彼らのところに平和が舞い降りるに任せよ。すでに夕べが降りてきた、すべて忘れ去りたまえ。そしてこの幸福の庭にやってきたまえ、ここでは軽やかな時の合唱が、夢想と微笑とのさなかにあって、生きとし生けるものを魅了する。

丸い池のまわりに、薔薇の花が額を取り囲むように、ブロンドの少女の一群がロンドを踊りながら練り歩き、青い池を囲んでしばし立ち止まっては、また踊りだし、めいめいが互いに華奢な手を差し延べる。みんなが環になって歩き、歩きながら歌をうたう。みなが歌い、声を交わし、そのブロンドの清らかな姿は波に映え、金魚たちのあいだを舞い泳ぐ。



INTERLUDE


SONGE encore, Ame sereine,
Dont les yeux sont de pâle azur,
Qu'il n'est ici nulle peine,
Que tout est amour.
Aux solitudes où nous sommes,
Rien ne doit nous troubler des hommes;
Laisse la paix decendre en eux.
Déjà le soir tombe, oublie.
Et viens en ces jardins heureux
Où le chœur des heures légères,
Parmi les songes et les sourires,
Enchante toute vie.

Autour du bassin rond,
Comme des roses autour d'un front,
Une ronde de filles blondes
Tourne et va, s'arrête un peu
Autour du bassin bleu,
Puis retourne, et l'une donne
A l'autre sa petite main;
Et toutes marchent en couronne,
Toute chantent en chemin.
Elles chantent et se répondent,
Et leurs clairs images blondes
Tournent et nagent
Dans l'onde,
Parmi les poissons d'or.

ヴァン・レルベルグ「願いの成就」


君がその光の手のうちに疲れた頭を休めるとき、君の祈りに応えて私の愛が、願いの成就として現れますように。

まだふるえている君の唇のうえで言葉が途絶え、金色の光に照らされた薔薇の微笑みのうちに柔らぐとき、

また君の両の目が光を放ち、その目が鏡となって、はるか遠くの神々しいものの訪れを、君の暗い胸のうちに映し出すとき、

閉ざされた庭で眠る妖精よ、静かでもの言わぬ君の魂が、その叶えられた優しい願いのうちに、喜びと安らぎとを見出しますように。



EXAUCEMENT


ALORS qu'en tes mains de lumière
Tu poses ton front défaillant,
Que mon amour en ta prière
Vienne comme un exaucement.

Alors que la parole expire
Sur ta lèvre qui tremble encor,
Et s'adoucit en un sourire
De roses en des rayons d'or;

Alors que tes yeux s'illuminent
Et fixent en ton sombre sein
La visitation divine
Dont ils sont les miroirs lointains;

Que ton âme calme et muette,
Fée endormie au jardin clos,
En sa douce volonté faite
Trouve la joie et le repos.